Vos questions

En quoi la méthanisation est un enjeu pour la France ?

Le biogaz participe au bouquet énergétique de la France. La part des énergies renouvelables devra doubler d’ici 2030 pour représenter 32% de la consommation d’énergie. Nous disposons de nombreuses énergies renouvelables sur notre territoire qui se complètent pour diversifier la production énergétique et réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Le biogaz prend une place grandissante dans le mix énergétique : en 2030, il devrait représenter 10% de la consommation de gaz naturel en France. La méthanisation permet de lutter contre le changement climatique. Elle contribue doublement à la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. D’abord parce que le biogaz peut être utilisé en remplacement de ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour chauffer des bâtiments, faire rouler des véhicules, produire de l’électricité. Ensuite parce que le procédé permet de capter le méthane, puissant gaz à effet de serre, naturellement produit lors de la décomposition de la matière organique, en particulier les effluents d’élevage.

Peut-on parler d’une installation à risques ?

La production de biogaz est encadrée par une réglementation stricte et nécessite des précautions. Les niveaux de danger et de risques potentiels d’incendie et d’explosion liés au biogaz sont du même ordre, voire moins élevés, que ceux liés au stockage du gaz naturel et du pétrole. Une unité de méthanisation n’est donc pas plus dangereuse qu’une station essence.
En tant que mélange potentiellement explosif, le biogaz nécessite des précautions mais peu d’accidents relatifs à son stockage sont survenus en France. De 1992 à 2017, 18 cas d’incendie et 15 cas d’explosion ont été recensés en France par le ministère en charge de l’environnement. Les risques concernent surtout le personnel qui travaille sur les sites de méthanisation.
Les sites sont dotés de détecteurs de gaz, d’extincteurs, d’une voie d’accès pour les pompiers. Ils sont également équipés d’un dispositif de destruction du biogaz (torchère).

Une unité de méthanisation émet-elle des odeurs ?

Des odeurs peuvent provenir des matières avant méthanisation. Lors de la méthanisation, la décomposition des déchets est réalisée en absence d’oxygène, sans contact avec l’air ambiant et donc sans odeur. Au terme du process, les acides gras volatils responsables des odeurs sont détruits : le digestat produit est pratiquement inodore, même une fois épandu dans les champs. C’est un moyen de réduire les odeurs d’épandage agricole des fumiers.
Des odeurs peuvent parfois être émises lors du transport, du stockage, du déchargement et du chargement des déchets organiques avant méthanisation.

Sur l’unité de méthanisation des Grands Chênes des mesures sont prises pour le réduire au maximum. Les silos contiennent des matières végétales qui sont faiblement odorantes. Les ouvrages de méthanisation sont fermés (digesteurs, fosses et lagune de stockage de digestat liquide) donc les odeurs restent piégées. Le biogaz n’émet pas d’odeur lors de sa combustion. Les digestats épandus sont désodorisés par le processus.

Quel est son impact sur le paysage ?

Tout est fait pour rendre l’installation la moins visible possible. Les porteurs de projet se font accompagner par un maître d’oeuvre spécialisé pour intégrer au mieux l’installation. La première étape est le choix du site, la seconde consiste à intégrer au mieux l’installation dans celui-ci.

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